Re: [ RCEA ] Historique
Posté : mar. 24 déc. 2013 17:04
D'après les comptes-rendus d'époque, c'est une erreur. Il n'a jamais été prévu une 2x2 voies en première phase sur cet itinéraire.
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Question de coût et d'enveloppe budgétaire, les crédits d'Etat n'étant pas extensiblesbionono a écrit :On voit bien sûr très clairement que tous les ouvrages d'art ont été dimensionné pour du 2x2 voies. Alors deux questions : sait-on pour quelle raison on a pas fait la deuxième chaussée d'emblée, et seconde question, y a t-il une raison technique qui fasse que cette section ne puisse pas être doublée très rapidement compte tenu de sa dangerosité ?
La RCEA n'était pas classée "Autoroute" mais "Grande Liaison d'Aménagement du Territoire". Elle a été conçue pour être, à terme, une liaison continue et dénivelée à 2 fois 2 voies mais, à titre transitoire, les aménagements ont été adaptés au trafic constaté pour permettre d'améliorer plus rapidement l'itinéraire de façon homogène sur une plus longue distance.bionono a écrit :sait-on pour quelle raison on a pas fait la deuxième chaussée d'emblée
Aucune raison technique. Juste des raisons financières et politiques...bionono a écrit :y a t-il une raison technique qui fasse que cette section ne puisse pas être doublée très rapidement compte tenu de sa dangerosité ?
Certaines choses sont alors totalement incompréhensible en ce qui me concerne. On dépense des milliers (milllions?) d'euro pour mettre en sécurité l'axe avec des vibreurs, des peintures jaunes etc..., alors que l'infra est prête, qu'en terme de coût on est quand même très en deça d'une infrastructure neuve. Je veux bien que l'êtat n'est pas d'argent mais a un moment on peut faire des choix,, quitte à mettre en attente d'autres travaux (un exemple parmi d'autre : Cholet bressuires, 2x2 voies à Cholet, RN57, RN66, ponts dans les champs à Villeneuve ou Varrennes sur Allier)Je ne vais peut-être pas me faire des amis, mais la situation parait tellement intenable par rapport à ces exemples (et je précise que je ne prêche pas pour ma paroisse, je ne suis pas du tout un utilisateur régulier de la RCEA). Même chose en ce qui concerne une concession, avec de la volonté, il était sans doute très facile de taper fort sur le transit marchandise, tout en préservant les locaux et le trafic léger (système ouvert, faible coût pour les VL, etc...). Le concessionnaire s'y serait retrouvé, vu la faiblesse de l'investissement par rapport au transit attendu et l'usager lambda aurait été très faiblement impacté. On pouvait presque faire une écotaxe qui n'aurait pas dit son nom en caricaturant. (et sans doute l'une des rares sections en France ou le transit marchandise représente une telle proportion du trafic totaldark_green67 a écrit :Aucune raison technique. Juste des raisons financières et politiques...bionono a écrit :y a t-il une raison technique qui fasse que cette section ne puisse pas être doublée très rapidement compte tenu de sa dangerosité ?
C'est juste que le tracé reprend à certains endroits (en particulier entre la D79 et Hautecour) celui de la D121, qui suit les mêmes vallées.frantz58 a écrit :En consultant des archives du BRGM ainsi qu'une carte IGN de 1972, j'ai pu constater que le tracé de la RCEA entre Vendenesse-lès-Charolles et Brandon a été numéroté D121 dans les premières années. Il serait intéressant de savoir si cette numérotation était plus ou moins fantaisiste, ou si le tracé a bel et bien été classé dans le réseau départemental durant ces premières années d’existence avant de tomber dans le giron national.
Je comprends parfaitement ce numéro si le tracé fut réellement classé dans la voirie départementale, le problème n'est pas là. La question portait plus sur la véracité de ce fait et si celui-ci est avéré, la date à la quel a été fait le transfère.jml13 a écrit :C'est juste que le tracé reprend à certains endroits (en particulier entre la D79 et Hautecour) celui de la D121, qui suit les mêmes vallées.frantz58 a écrit :En consultant des archives du BRGM ainsi qu'une carte IGN de 1972, j'ai pu constater que le tracé de la RCEA entre Vendenesse-lès-Charolles et Brandon a été numéroté D121 dans les premières années. Il serait intéressant de savoir si cette numérotation était plus ou moins fantaisiste, ou si le tracé a bel et bien été classé dans le réseau départemental durant ces premières années d’existence avant de tomber dans le giron national.
L'actuelle N80 et la N70, n’auraient-elles pas été dans la même situation dans un premier temps à ce propos ?G.E. a écrit :Oui, c'est tout à fait possible car la RCEA est d'abord un projet départemental soutenu ensuite par l'Etat.
Voici d'autres détails pour être un peu plus précis :G.E. a écrit :dark_green a donné tout le détail
dark_green67 a écrit :L'actuelle RN80 entre Chalon et Montcenis a été construite par le Département. En fait, l'origine de la VE départementale côté Chalon se situait au carrefour "Cortalain" avec la RN477. Entre ce carrefour et les bretelles d'accès à l'A6, la route a été construite par la SAPL pour le compte de l’État dans le cadre de l'échangeur. Entre les bretelles de l'A6 et la RN6, la RN80 reprend le tracé de l'ancienne déviation de Chalon, qui à l'époque devait être numérotée RN6. Elle a été classée dans le RRN en 2 temps, le 23 janvier 1974 (pour le tronçon Chalon-Montchanin, sous l'appellation RN74) et le 11 août 1976 (pour le tronçon Montchanin-Montcenis, provisoirement sans numéro).
L'actuelle N70 entre Paray-le-Monial et Montceau-les-Mines Sud a été aménagée par l’État en tant que déviation de la N74. Le tronçon entre Montceau-Sud et le rond-point Jeanne-Rose à Montchanin semble avoir toujours été une nationale (mise en service sans numéro puis numérotée 70 en février 1978 pour le tronçon Blanzy-Montchanin, le tronçon correspondant à la déviation de Montceau ayant été mis en service début 1979 directement sous le numéro 70).
Précision concernant la numérotation des routes : l'arrêté du 15 septembre 1972 déclasse la RN74 en totalité dans le département de Saône-et-Loire, avec effet au 1er janvier 1973, alors que le nouveau tracé était déjà en service entre Montceau-les-Mines et Montchanin. Cela signifie que ce nouveau tracé n'avait pas de numéro officiel. En tout cas, ce n'était pas la N74. Par contre, la nomenclature de 1978 indique que les tronçons mis en service à partir de 1974 (Paray-le-Monial - Montceau) ont eu droit au numéro N74 avant d'être renumérotés N70.
Non, le département de l'Allier, bien qu'intéressé très directement par la construction de cet axe Est-Ouest, ne s'est jamais impliqué directement et a simplement attendu que l’État paie.frantz58 a écrit :Après, je ne suis pas certain que la RCEA ait été classée dans le réseau départemental dans l'Allier.
Fort étonnant cette histoire, à savoir qui dit vrai pour le coup.dark_green67 a écrit :Précision concernant la numérotation des routes : l'arrêté du 15 septembre 1972 déclasse la RN74 en totalité dans le département de Saône-et-Loire, avec effet au 1er janvier 1973, alors que le nouveau tracé était déjà en service entre Montceau-les-Mines et Montchanin. Cela signifie que ce nouveau tracé n'avait pas de numéro officiel. En tout cas, ce n'était pas la N74. Par contre, la nomenclature de 1978 indique que les tronçons mis en service à partir de 1974 (Paray-le-Monial - Montceau) ont eu droit au numéro N74 avant d'être renumérotés N70.
Je retire ce que j'ai dit : le tronçon Chemilly - Le Montet a été construit par le département avant d'être classé dans la voirie nationale le 30 octobre 1981.dark_green67 a écrit :Non, le département de l'Allier, bien qu'intéressé très directement par la construction de cet axe Est-Ouest, ne s'est jamais impliqué directement et a simplement attendu que l’État paie.frantz58 a écrit :Après, je ne suis pas certain que la RCEA ait été classée dans le réseau départemental dans l'Allier.