Re: [ A412 ] Autoroute du Chablais
Posté : mar. 30 déc. 2025 10:42
La numérotation des échangeurs suit celle de la rocade de Thonon : https://www.bulletin-officiel.developpe ... 62C287735E
Forum des Sites Amoureux des Routes & Autoroutes (et aussi de tous les autres modes de transport)
http://sarainfr.odns.fr/forum/
Quel pouvoir a le CNPN dans ce projet ?L'Autorité environnementale s'était déjà négativement prononcée sur le projet d'A412 dans le Chablais.
Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN), instance scientifique et technique en matière de biodiversité, a rendu un avis défavorable à la demande de dérogation à la protection des espèces liée au projet de construction de l’A412. Selon le CNPN, la justification de la "raison impérative d’intérêt public majeur" avancée par le concessionnaire Amadea ne tient pas. Le projet est actuellement examiné par diverses instances officielles dans le cadre de l’enquête publique, après le dépôt de l’étude d’impact environnemental à la préfecture de Haute-Savoie à l’automne 2025.
Destruction de l'environnement d'espèces animales
L’avis de la CNPN relève plusieurs points problématiques parmi lesquels l'amélioration de la sécurité qui ne serait pas démontrée et un réseau déjà bien ancré, des alternatives comme le Léman Express ou un bus à haut niveau de service qui n'auraient pas été étudiées comparativement ou encore l'augmentation de nouveaux trafics avec cette autoroute.
En matière de conservation des espèces, le CNPN identifie de "graves insuffisances". Des "lacunes méthodologiques" ont été retenues sur les impacts environnementaux et sur le cadre de vie de certaines espèces animales comme le castor dont le "territoire vital serait détruit".
Enfin, la CNPN relève que des travaux de fouilles archéologiques et des sondages géotechniques ont été réalisés sans dérogation, constituant une irrégularité au regard de la réglementation.
Autoroute du Chablais : "Ces arguments pourraient faire tomber le projet", le tracé de l'A412 épinglé par deux instances environnementales
Évoqué depuis plus de 40 ans, le projet d’autoroute du Chablais (Haute-Savoie), va franchir une nouvelle étape : l’ouverture de l’enquête publique le 20 avril. Mais l’Autorité environnementale et le Conseil national de protection de la nature ont récemment rendu des avis critiques sur ce chantier, ravivant l’espoir des opposants.
Lundi après-midi, un troupeau d’une dizaine de vaches du groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) La Rochette broute paisiblement sous le soleil, au cœur de pâturages verdoyants. Située à quelques kilomètres de Thonon-les-Bains, cette exploitation familiale, installée depuis quatre générations, fait partie des six fermes du Chablais directement menacées par le projet d’autoroute A412. Le tracé envisagé traverserait leurs terres faisant peser une incertitude sur la pérennité de l’activité.
"On est quatre associés, on a 255 animaux, et on perd 20 % de la surface de notre exploitation qui permet de produire du reblochon", craint Edouard Roch, éleveur laitier au sein de la ferme.
Le projet d'autoroute A412, qui prévoit de relier Machilly et Thonon-les-Bains, suscite l’opposition d'agriculteurs et d'associations de défense de l’environnement depuis de nombreuses années. Le tronçon de 16,5 kilomètres traversera 12 communes dans le Chablais, avec une multitude de ponts de franchissement et un pont-rail.
La future autoroute portée par l’État est un serpent de mer en Haute-Savoie depuis plus de quarante ans. Déclarée d’utilité publique en 2019, elle vise à désenclaver le territoire du Chablais. Le projet devrait bientôt connaitre une nouvelle étape avec l'ouverture d'une enquête publique du 20 avril au 3 juin prochains.
"Ce territoire n'est absolument pas isolé"
Ces dernières semaines, les opposants au projet ont reçu le soutien inattendu de deux instances nationales : l’Autorité environnementale et le Conseil national de protection de la nature (CNPN), qui expriment des réserves sur la réalité de cet enclavement. Un espoir pour les opposants mobilisés de longue date pour la préservation des terres agricoles.
"Ce territoire n'est absolument pas isolé. Le Bas-Chablais est connecté à l'A40, dispose d'un réseau de routes départementales déjà important et est desservi par le Léman Express, très proche de Genève", écrit le Conseil national de protection de la nature, le 26 février 2026.
"Ces avis, surtout, vont nous donner des arguments en justice puisqu'on va la saisir si l'autorisation pour ce projet est donnée. Ces arguments sont solides et pourraient faire tomber le projet d'autoroute", espère Anne Lassman-Trappier, présidente de France nature environnement (FNE) en Haute-Savoie.
Faire tomber le projet ? Les élus locaux, majoritairement favorables au projet, n'y croient pas une seconde. "Quand on voit aujourd'hui l'engouement qu'il peut y avoir derrière le projet, quand on voit toutes les personnes qui ont manifesté ces dernières années pour le désenclavement du Chablais et notamment la création de cette autoroute, je ne vois pas à quel moment le projet peut être mis en cause. Par contre, sur certains aspects, il y a des améliorations à apporter. Là, je pense que tout le monde est favorable à ce qu'on puisse y répondre", explique Cyril Pellevat, sénateur (LR) de la Haute-Savoie.
Le lancement des travaux pourrait intervenir à la fin de l’année 2026, sous réserve de l’obtention d’une autorisation environnementale délivrée par la préfète de Haute-Savoie, et du résultat des éventuels recours juridiques. Les opposants annoncent déjà une nouvelle mobilisation sur le terrain le 2 mai prochain.
Entièrement d'accord.wired a écrit : ↑mer. 08 avr. 2026 10:46 "Ce territoire n'est absolument pas isolé. Le Bas-Chablais est connecté à l'A40, dispose d'un réseau de routes départementales déjà important et est desservi par le Léman Express, très proche de Genève".
Ce qui me gène dans ces propos est le positionnement "degrowth" de ce type d'avis. Le réseau routier dans la région est totalement saturé, et il suffit de passer à Douvaine, Sciez ou encore Bons pour voir l'effet de cette circulation sur l'environnement humain. La population dans la région a quasi-doublé depuis les années 80 et hormis le contournement de Thonon et la RD 1206 à 2x2 les routes n'ont pas suivi.
Personnellement je suis pour un Léman Express renforcé et de meilleurs connections du réseau ferré régional avec les villages autour, on peut beaucoup apprendre de nos voisins suisses sur ce plan là. Mais même avec ca c'est une évidence qu'il est nécessaire de compléter l'A412 et la RD 903 à 2x2, il y a des limites au shift modal (même en Suisse le rail ne compte que pour 20% des déplacements).
Ne rigolez pas, on est en plein mélange de soviétisme anti-capitaliste, associé à l'écologie en mode petite fleurSur la Chab’ZAD, les semences sont en préparation et les cabanes ont poussé comme des champignons. Depuis l’automne, une ZAD s’est installée sur un terrain privé à Allinges, à moins de sept kilomètres de Thonon-les-Bains, sur le tracé prévu de l’A412. Foyer de lutte contre l’infrastructure routière, le site se veut aussi laboratoire sociétal. « On expérimente ici une nouvelle forme de vivre-ensemble, une alternative au système capitaliste », expliquent les locataires du site. Difficile de dire combien ils sont, « le va-et-vient sur la ZAD est constant ».
Une vie en autonomie, entre débrouille et solidarité locale
Au-delà de la lutte, c’est toute une vie quotidienne qui se met en place en autonomie. L’eau est filtrée depuis la rivière, le bois récupéré dans des coupes délaissées à proximité de la voie ferrée, et l’alimentation provient en partie d’invendus. L’hiver, rigoureux, a été atténué par la solidarité des habitants des alentours.
Dans le hameau de Mésinges, les riverains apportent un soutien concret. « Ils nous proposent des douches, organisent une aide alimentaire et partagent leurs savoir-faire. Cette solidarité est très appréciable », témoigne une occupante.
En parallèle, la mobilisation s’organise au-delà du campement. Le collectif Stop A412, porté par l’Association de concertation et de proposition pour l’aménagement et les transports (Acpat), a lancé une campagne de communication incarnée par deux figures : une vache et un castor. La première symbolise les 112 500 reblochons AOP qui seraient perdus chaque année en raison de la réduction des surfaces agricoles ; le second représente les 34 hectares de zones humides menacés, selon l’analyse de France Nature Environnement.
Ca c'est ce qui est écrit en première page, tout le reste du document prouve le contraire.
https://www.registre-numerique.fr/haute-savoie-a412PARTICIPATION DU PUBLIC PAR VOIE ÉLECTRONIQUE - PROJET CONSTRUCTION AUTOROUTE A412 et de suppression des passages à niveau n°65 et n°66 à PERRIGNIER
Ouvert le 20/04/2026 à 00 heures, ce registre sera clos le 03/06/2026 à minuit
Alors pourquoi ne pas faire capoter le prolongement de l'A9 après Sion vers le Gothard, qui risque d'amener aussi du transit vers Evian ?La Ville de Genève attaque à nouveau l'autoroute Thonon-Machilly
La Municipalité s'appuie sur l'avis d'un organisme environnemental français pour réclamer, à nouveau, l'annulation de ce projet de désenclavement du Chablais.
L'autoroute Thonon-Machilly est prévue comme une 2X2 voies longue de 16,5 km.
Opposante de longue date au projet d'autoroute Machilly-Thonon (A412), la Ville de Genève ne rend pas les armes. Mercredi, elle a annoncé qu'elle allait à nouveau demander au Premier ministre français d'abroger la déclaration d'utilité publique relative à cette 2X2 voies aussi nommée «autoroute de désenclavement du Chablais». Après avoir essuyé un premier échec, la Ville s'appuie cette fois sur la position du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Cet organisme français a rendu le 26 février un avis très critique sur la demande d'autorisation environnementale du projet. Il a notamment relevé des atteintes majeures à la biodiversité et des mesures insuffisantes pour éviter, réduire ou compenser l'impact écologique d'une telle infrastructure.
Action indemnitaire contre la France
En cas de refus du Premier ministre, la Ville a d'ores et déjà annoncé qu'elle saisirait le Conseil d'État français d'un recours. Par ailleurs, elle a indiqué vouloir engager une action indemnitaire contre la France. Elle estime en effet qu'elle subira des dommages et du trafic induit si l'autoroute voit le jour. Dans cette optique, elle souhaite mobiliser les communes genevoises de la Rive gauche impactées par le projet.
Fin mai 2025, Gy, Jussy, Meinier, Presinge et Puplinge avaient saisi la justice française pour contester la déclaration d'utilité publique et la concession accordée à l'autoroute, longue de 16,5 km et raccordée à l'A40. Elles estimaient alors que si le projet voyait le jour, 7600 voitures supplémentaires par jour passeraient de la France à la Suisse.
L'Etat français attaque sur la situation désastreuse de la saturation de l'A1 autour de Genève qui dégrade les conditions d"exploitation du réseau français et génère de nombreuses nuisances environnementales.En cas de refus du Premier ministre, la Ville a d'ores et déjà annoncé qu'elle saisirait le Conseil d'État français d'un recours. Par ailleurs, elle a indiqué vouloir engager une action indemnitaire contre la France. Elle estime en effet qu'elle subira des dommages et du trafic induit si l'autoroute voit le jour. Dans cette optique, elle souhaite mobiliser les communes genevoises de la Rive gauche impactées par le projet.
Bien vu !G.E. a écrit : ↑ven. 24 avr. 2026 11:25 Je suggère qu'en retour à cette remarque qui sur-interprète un avis consultatif et néglige la situation critique d'écoulement du trafic sur les RD actuelles entre Annemasse et Thonon :
L'Etat français attaque sur la situation désastreuse de la saturation de l'A1 autour de Genève qui dégrade les conditions d"exploitation du réseau français et génère de nombreuses nuisances environnementales.En cas de refus du Premier ministre, la Ville a d'ores et déjà annoncé qu'elle saisirait le Conseil d'État français d'un recours. Par ailleurs, elle a indiqué vouloir engager une action indemnitaire contre la France. Elle estime en effet qu'elle subira des dommages et du trafic induit si l'autoroute voit le jour. Dans cette optique, elle souhaite mobiliser les communes genevoises de la Rive gauche impactées par le projet.
Allons, restons sérieux... et que chacun commence à balayer devant sa propre porte.![]()