Contournement nord de Fougères : concertation autour de six variantes
Par où passera le contournement nord de la ville de Fougères ? C'est tout l'enjeu de la phase de concertation qui aura lieu du 18 janvier au 28 février, avec six variantes.

Le tracé des six variantes actuellement proposées par le Département d’Ille-et-Vilaine.
Par Brigitte Beaumert Publié le 11 Jan 21 à 15:43 mis à jour le 12 Jan 21 à 17:09
La nouvelle route permettant d’achever le contournement de Fougères par le nord sera-t-elle longue de 3, 7 km ou 7,9 km, ou entre les deux ? Passera-t-elle par la forêt ? Impactera-t-elle beaucoup les terres agricoles ?
Beaucoup de questions se posent encore et pour cause : si le département, maître d’ouvrage, a pour l’instant réalisé six variantes possibles (à partir du rond-point de la Massonnais à Laignelet), rien n’est décidé. C’est un « projet participatif » qu’il veut mener à bien, avec une première phase de concertation, pour réaliser des études en partenariat avec Fougères Agglomération et Couesnon-Marches de Bretagne.
« Dans un esprit de développement durable »
Une chose est sûre, comme l’a souligné lors d’une conférence de presse le vice président du conseil départemental André Lefeuvre :
« C'est un projet très ambitieux à forte exigence environnementale ».
André Lefeuvre
Vice-président du Conseil départemental en charge des routes
Un projet essentiel pour « poursuivre le désenclavement du pays de Fougères » et qui s’inscrit « dans un esprit de développement durable ».
Même conviction du côté du président de Fougères agglomération Patrick Manceau qui considère le contournement comme « un des projets majeurs de notre territoire ».
De son côté, Christian Hubert, président de Couesnon Marches de Bretagne estime que ce sera favorable à son territoire qui capterait ainsi des flux venant de nord-est et constituerait « une belle opportunité de développement économique. »
Un « mix » de plusieurs variantes ?
La première phase de concertation porte sur l’étude à la fois d’aménagements routiers et cyclables avec « l’objectif de trouver des tracés de moindre impact ». Six variantes routières (voir la carte) et trois liaisons cyclables (Landéan-Fougères, La Pilais-La Massonnais, aires de covoiturages de Romagné et de la Pilais) sont à l’étude.
Ces variantes routières vont de 3, 7 km pour la plus courte (passant par les Cotterêts) à 7,9 km pour la plus longue (par Saint-Germain-en-Coglès) et impactent de 15 à 42 ha de terres agricoles. Mais « le tracé choisi sera peut-être un mix de plusieurs variantes », tient à préciser le vice-président du Conseil départemental en charge des projets routiers.
Dans un communiqué de présentation, le Département précise :
« De nombreux critères sont pris en compte : préservation du cadre de vie des riverains, des ressources en eau potable, protection des milieux naturels, de la faune et de la flore, limitation de la pollution de l'air et des impacts sur les surfaces agricoles »
Cinq communes concernées
Afin de permettre à toutes les personnes concernées de s’exprimer, le dossier de concertation, une exposition dédiée, un registre et des formulaires d’expression seront à la disposition des habitants dans les mairies de Lécousse, Fougères, Romagné, Laignelet et Saint-Germain-en-Coglès. Des permanences, dont on ne connaît pas encore les dates y seront aussi proposées.
Tous ces éléments seront également disponibles à partir du lundi 18 janvier sur la plate-forme collaborative https ://
www.ille-et-Vilaine.fr/contour-fougeres
Le calendrier de la concertation
Des ateliers thématiques seront également organisés, sur invitation : le 2 février à 14 h 30 pour les associations, le 4 février à 8 h pour les acteurs économiques et à 10 h 30 pour les exploitants agricoles, le 6 février pour le grand public (formulaire d’inscription sur le site internet du département).
Enfin, une réunion publique ouverte à tous aura lieu le 19 février à 18 h. En raison du contexte sanitaire, elle sera prioritairement accessible par visioconférence via un lien disponible sur le site internet du département.
À l’issue de la concertation, une synthèse sera faite pour définir les variantes retenues, en concertation avec les élus locaux. Mais il faudra vraisemblablement encore entre quatre et cinq années d’études complémentaires avant d’envisager les premiers travaux.