Création pour 2027 d’une 2*2 voies plus en retrait de la Durance dans un espace également contrainte par la LGV. De nouvelles bretelles fluidifieront les échanges avec À 7 au nord notamment une belle anse pour aller de Avignon à l’A 7 mais il faudra malheureusement encore traverser un rond point juste avant le péage. Rond point pour desservir un parking de covoiturage. On évite par contre ce rond-point depuis l’A 7 vers Avignon ou pour la continuité de la N 7.
https://mesinfos.fr/84000-avignon/avig ... 11799.html
Avignon : début des travaux de l’échangeur de Bonpas
Le deuxième plus gros chantier routier du Vaucluse, après la déviation d’Orange (50 M€), débute en 2025. Il porte sur l'échangeur de Bonpas.
Emmanuel Brugvin - Correspondant , le lundi 09 décembre 2024
© Conseil départemental du Vaucluse - Le futur échangeur de Bonpas (38,3 M€) multiplie les aménagements dans un périmètre très contraint.
Le premier semestre 2025 verra le début du chantier, à Avignon, des échangeurs de Bonpas, qui devrait se terminer, au mieux, en 2027. Cet investissement de 38,3 M€, financé par la Région, le Département, l’Agglomération et la Ville, vise à supprimer un des principaux points noirs de circulation pointés sur toute la Région.
Ce chantier fait figure de cas d’école pour aménageurs et ingénieurs des travaux publics. Cet espace réduit entre la tempétueuse Durance et la ligne TGV compte un échangeur de l’autoroute A7, un canal EDF, deux pipelines, la Chartreuse au bâtiment classé, des habitations, des entreprises, des commerces, une aire pour les gens du voyage, un pont pour rejoindre les Bouches-du-Rhône sur l’ancienne RN7 le long d’un espace classé Natura 2000.
Pas moins de 65 000 véhicules par jour traversent ce kilomètre fatidique, théâtre de 55 accidents en 10 ans.
Avignon : lancement des travaux de la digue « palière » à Bonpas
Quels équipements pour l'échangeur de Bonpas ?
Après cinq scénarios étudiés, l’option retenue consiste à réaliser une deux fois deux voies en retrait de la Durance par rapport à la voirie actuelle en bord de rivière. Ce nouveau lien entre Avignon, Apt et Cavaillon s’accompagne de nouveaux équipements. Tout d’abord, la création d’un tronçon de la véloroute de la Durance.
Le Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD) a fini de consolider la digue palière cet été avec, pour effet, de permettre la création d’une voie douce protégée du trafic automobile.
Mais surtout, l’interface avec la nouvelle voirie nécessite la réalisation de deux giratoires, dix bretelles, six ponts et neuf bassins de rétention des eaux ! Le projet, intégré dans les plans vélo de la Ville d’Avignon et du SMAVD prévoit la réalisation de plusieurs pistes cyclables interfacées avec les réseaux bucco-rhodaniens ainsi qu’un parking pour le covoiturage créé proche du futur rond-point d’accès à l’autoroute. Une rampe permettra aux cyclistes de rejoindre le pont routier de Bonpas vers les Bouches-du-Rhône. Sur cet espace sensible, des plantations permettront de maintenir une faune locale.
Le Département préserve à l’est et à l’ouest du périmètre deux espaces abritant une espèce protégée de chardons et des arbres remarquables. A cela s’ajoute la plantation de 560 arbres et la mise en valeur de 10 hectares favorables à la biodiversité comme mesure compensatoire écologique pour les oiseaux et les reptiles.
Le projet prévoit également des aménagements pour parer aux dépôts sauvages, une calamité sur ces bords de Durance. L’ancienne voirie servira pour les dessertes locales. Le bord de Durance redeviendra un lieu bucolique. Les feux rouges disparaîtront du paysage local.
Bifurcation A7/A54 : démarrage d'un chantier hors norme dans le secteur de Salon-de-Provence
1 M€ pour les études
Dans sa phase opérationnelle, le projet débute en 2021 par une concertation publique, pour se prolonger en 2024 par une enquête publique, les acquisitions foncières, la fin des études et la mise en place des procédures.
Le Département a dû modifier le positionnement du giratoire prévu à l’est pour limiter l’impact de son équipement sur les pipelines. Le maître d’ouvrage doit encore saisir la préfecture pour déclarer le projet d’utilité publique et en phase avec le code de l’Environnement.
Cette infrastructure, initialement lancée pour 25 M€, aura coûté 1 M€ pour les seules études






